Lakos Tamás
Dátum szerda, 23 máj. 2012

koenyv-hirdetes-102
kiss-viktor-marx
Comment la pauvreté a-t-elle fait sa réapparition en Hongrie? PDF Nyomtatás E-mail
Írta: Morva Tamás   

On le sait, la Hongrie de l’entre-deux-guerres était un pays agraire faiblement industrialisé, elle était l’un des pays européens les plus arriérés et les plus pauvres. A coté de la richesse d’une étroite couche d’aristocrates, de propriétaires terriens et de capitalistes, des masses de familles vivaient dans l’indigence complete, connaissaient la faim et un logement primitif: on le disait, nous étions le pays des trois millions de mendiants. La pauvreté n’a fait qu’augmenter avec la seconde guerre mondiale, dont les pertes humaines atteignaient le million, pres de dix pour cent de la population, tandis que ses pertes matérielles s’élevaient en gros a quarante pour cent de la richesse nationale.C’est de cette situation que le nouveau régime apparu apres 1945 se devait de sortir le pays.

 

La réforme agraire radicale réalisée en 1945 avit mis fin au régime agraire a caractere féodal, la réparation rapide des dommages causés par la guerre, la nationalisation de la grande industrie avaient créé les conditions permettant l’essor de l’industrie, le relevement notable du niveau de vie de la population, la liquidation des inégalités sociales. De profonds changements étaient intervenus entre 1950 et 1989 dans la structure de l’économie et dans les rapports sociaux. Le développement intervenu au cours de ces quarante années, représentte – malgré certaines rechutes et accidents de parcours – l’une des périodes les plus longues et les plus positives de l’histoire du pays, ou le chomage – au-dela des premieres années – n’avait représenté qu’un probleme passager et marginal, la productionn et le niveau de vie y connaissaient une progression dépassant de facon notable les chiffres des périodes précédentes, les conditions du logement s’étaient améliorées, les sans abris étaient une catégorie inconnue, et grace au caractere socialiste du développement du pays, les différences de classe avaient en grande partie disparu.

 

Le maillon faible du développement économique était le déséquilibre au commerce poursuivi avec les pays capitalistes. Les discriminations qu’on nous imposait, les pertes dues aux cours de change, la concurrence exacerbée sur les marchés extérieurs, les faiblesses réitérées de notre travail a l’exportation avaient été a plusieurs reprises la source de nouvelles difficultés. Le volume important de nos échanges avec l’Union Soviétique et les pays du COMECOM avait bien atténué ces problemes, mais ces difficultés accompagnant notre développement avaient eu pour conséquence d’affaiblir l’impact positif de nos rapports avec les autres pays socialistes.[1] A la fin des années soixante-dix et dans les années quatre-vingt, l’aggravation des difficultés économiques de l’Union Soviétique et de la Hongrie avait contraint la direction du pays a opérer une ouverture vers l’Ouest. Le point final de cette trajectoire a été le changement de régime, dont les moyens mis en oeuvre: la privatisation, la liquidation a tres bas prix de la richesse nationale, sa disparition physique pure et simple, du moins en grande partie, la pénétration incontrolée des capitaux étrangers, la politique des réparations touchant la propriété terrienne et industrielle, la cupidité de la grande bourgeoisie renaissante, les espoirs déçus liés a notre adhésion a l’Union Européennne – tout cela a entrainé le retour et l’approfondissement des inégalités sociales et l’appauvrissement de larges couches de la société.

 

L’arriere-fond: la production

 

Le bien-etre social dépend avant tout des résultats donnés de la production. La premiere victime de la privatisation avait été la grande industrie, dont le produit brut avait été en 1992 de 22 pourcent inférieur a celui de 1989, pour atteindre, d’abord lentement, puis d’un brusque saut, plus du double de son niveau précédent. L’essor de l’industrie, qui est du en majeure partie a l’arrivée des capitaux étrangers et a la performance des entreprises devenues propriété étrangere – s’est arreté en 2008 avec la crise économique mondiale, et en 2009, la production industrielle a fortement chuté.

 

Le changement a touché l’agriculture dans une mesure beaucoup plus importante et de facon plus durable. En 1993, a son point le plus bas, la production agricole était de 35 points plus bas que celle de 1989, et jusuq’en l’an 2000, elle n’a guere dépassé ce niveau. La production agricole n’a pas réussi a retrouver ses résultats d’antan au cours des vingt dernieres années. Par contre le commerce, le secteur financier, les services économiques et administratifs se sont élargis et ont gagné en importance au sein du PIB.

 

Sous l’effet conjoint de ces éléments, le PIB a rejoint en l’espace d’une dizaine d’années son niveau d’antan, pour le dépasser de 35 pourcent en 2008, pour en revenir a 27 pourcent sous l’effet de la crise. En fin de compte, le rythme moyen annuel du développement de ces dernieres vingt années a été en tout et pour tout de 1,2 pourcent, a comparer avec la progression moyenne annuelle de 5,2 pourcent, qui caractérisait les décennies des années soixante et soixante-dix.

 

La table no 1 nous présente l’évolution du PIB, et de la production industrielle et agricole.

k1.bra_fr

Du fait des changements spontanés intervenus, les corrélations établies au cours des décennies précédentes entre les divers secteurs se sont défaites. L’un des exemples les plus typiques en est le bouleversement de l’équilibre existant entre la production agricole propement dite et l’élevage, que les regles imposées par l’Union Européenne, soutenant de facon unilatérale la production agricole proprement dite, ont porté au niveau indiqué par notre table. L’effet de ces mesures a en grande partie contrebalancé sur le plan économique national les résultats positifs de l’aide accordée par l’Union: le fourrage consommé précédemment par le bétail et réalisé a un prix plus élevé sous la forme de produits d’élevage, est souvent devenu impossible a commercialiser et a entrainé des dépenses budgétaires supplémentaires pour le dédommagement, au moins partiel, des agriculteurs.

 

La table no. 1 nous présente l’évolution de la production agricole et de l’élevage, comparés aux chiffres de base de l’année 1960. La Hongrie qui avait été jadis le grenier de la Monarchie Austro-Hongroise, est souvent obligée d’importer du lait, de la viande d’Autriche et de divers autres pays. La situation est aggravée du fait que la production des entreprises familiales, destinées avant tout a leur propre consommation, a elle aussi baissée, étant donné qu’elle assure les conditions d’existence de nombreuses familles. L’augmentation considérable du prix de l’eau, des semences et des engrais chimiques, des animaux de reproduction et et de certains autres produits, a quoi viennent s’ajouter les difficultés a commercialiser les petits surplus, a fait que ce sont avant tout les familles des couches paupérisées qui ont le plus de difficultés a entretenir les leurs.

1._tblzat_fr

Le niveau de vie et le chomage

 

Les changements intervenus dans le PIB déterminent en grande partie l’évolution de la consommation et du niveau de vie de la population. La table 2 présente l’évolution générale des indicateurs du niveau de vie, a comparer avec les chiffres de 1989.

 k2.brafr

L’échelle utilisée par les tables 1 et 2 n’est pas indentique, mais on y voit que le niveau de vie ne suit qu’avec un certain décalage l’évolution du PIB. Au cours des six premieres années, nous voyons une certaine chute, suivie d’une croissance notable, qui s’arrete cependant des l’année 2007, et tombe brutalement avec la crise. En 2009, dans la vingtieme année du changement de régime, la consommation par tete dépassait de 16 pourcent le niveau de 1989, les revenus réels dépassaient de 13 pour cent le niveau de 1989, tandis que la valeur réelle des retraites le dépassait de 23 pourcent, alors que la croissance du PIB était de 27 pourcent. La distance entre l’évolution du PIB et du niveau de vie s’explique par le remplacement intervenu des outillages perdus et le développement de l’accumulation, ainsi que par la croissance des services liés a la dette.

 

La distance entre l’évolution de la valeur réelle des pensions retraites et l’évolution du PIB est la plus restreinte, probablement du fait que les gouvernements successifs ont eu soin de traiter avec une certaine prudence le probleme des retraites pour des raisons politiques. Dans la premiere année qui a suivi le changement de régime, au moment de la mise massive des gens a la retraite, le gouvernement MDF de droite n’avait pas osé rogner la valeur réelle des pensions. Quant aux gouvernements socialistes qui suivirent, ils s’efforcaient de défendre plus ou moins les pensions vieillesse. La baisse des revenus réels avait été plus importante, ce qui s’explique par la pression exercée sur les travailleurs par un chomage de plus en plus important, mais aussi par la désintégration et la totale passivité des syndicats, qui avaient perdu les habitudes de la lutte des classes.

 

Le chomage avait fait son apparition des la fin des années 80, avec les débuts de la privatisation dite „spontanée”. Il devint général au début des années 90, pour continuer a croitre malgré plusieurs contractions, et devenir encore plus généralisé depuis la crise et concernant toutes les couches laborieuses. La proportion des chomeurs de longue durée et des personnes assujeties a l’assistance sociale devint de plus en plus notable. Le niveau de l’emploi est particulierement faible en Hongrie, ce que n’explique qu’en partie seulement l’importance du travail au noir, que nous ne pouvons pas considérer comme un phénomene strictement hongrois. En 2009, la proportion de l’emploi des 15 a 64 ans dans les pays de l’Union Européenne était de 65 %, tandis qu’en Hongrie elle était de 55 pourcent, et que la proportion des chomeurs enregistrés approchait les 11 pourcent.

 

La consommation alimentaire

 

Les chiffres moyens relatifs au niveau de vie ne sont, eux non plus, pas favorables, mais au-dela des moyennes nous sommes témoins d’un rapide processus de différenciation. En l’espace de quelques années, des fortunes de centaines de millions et de milliards de forints ont vu le jour, en vingt ans les couches supérieures de la classe moyenne ont elles aussi amélioré substanciellement leurs conditions de vie, mais parallelement, dans les autres couches sociales, il s’est instauré un état de pauvreté qui aurait été inconcevable trente-cinq ou quarante années auparavant. Signe spectaculaire de ces changements est l’apparition dans les grande villes d’un nombre croissant de sans abris et de mendiants. La misere a pris des proportions massives dans plusieurs régions du pays, dans le nord-est, dans certaines régions de la Grande Plaine, dans le sud de la Transdanubie, mais ca et la dans tout le pays nous trouvons des villages appauvris, ou il est impossible de trouver du travail. Différentes analyses estiment a 250 ou 500 mille le nombre des enfants voués a la faim, qui n’arrivent a se nourrir que dans le cadre des repas recus le cas échéant a l’école.

 

Les chiffres relatifs a la consommation alimentaire par tete nous donnent des indications sur l’état de la pauvreté (voir le tableau no. 2)

 k2.tblzat_fr

La consommation des couches aisées a naturellement ses limites. Il est pourtant évident que la consommation des couches appauvries s’établit quelque part en dessous de la moyenne nationale, alors que celle des couches aisées s’établit au-dessus. La baisse marquée de la consommation, indiquée par les chiffres des six pemieres colonnes de la table, indique clairement les progres du paupérisme. L’importance des changements est variable dans les années intermédiaires qui ne figurent pas dans notre tableau (selon, par exemple, l’évolution des prix dans  l’année donnée), mais ils indiquent les memes tendances que les trois années figurant sur notre table. Autre indication importante, nous ne retrouvons pas dans les chiffres de la consommation alimentaire la croissance perceptible entre 2000 et 2007 a l’échelle du niveau de vie: autrement dit, au cours de cette période, il ne s’est pas agi d’une amélioration générale du niveau de vie, mais au contraire, la paupérisation s’y était pousuivie. L’accroissement de la consommation de la pomme de terre va dans le meme sens, car sa consommation est typique pour les couches appauvries. Il se peut que le succes des „fast-food”, populaires parmi les jeunes, y ait également joué un role. Enfin la croissance particuliere de la consommation des fruits et légumes semble contredire au progres de la paupérisation. Mais les légumes peuvent eux aussi jouer un role similaire a celui de la pomme de terre. On peut cependant supposer que dans cette catégorie les changements intervenus dans la structure de la consommation des fruits joue un role déterminant. A coté, et souvent a la place de la production fruitiere locale, la consommation des agrumes d’importation s’est rapidement développé, bien que leur prix fut plus élevé. A comparer avec les décennies précédentes, l’offre s’est développé et les prix sont devenus plus accessibles.

 

L’inflation

 

Une forte inflation des prix a la consommation a été a l’origine de la paupérisation, mais les revenus aisés ont pu maintenir la cadence des prix, et se sont meme accrus au-dela de l’inflation, alors que l’ajustement des revenus modestes n’arrivait pas a suivre le rythme. Des le milieu des années 80 les prix a la consommation ont augmenté d’année en année, autrement dit, l’inflation a débuté des avant le changement de régime. En 1989 les prix a la consommation avaient augmenté de 17 pourcent, et 1991 a connu une pointe de 35 poucent, suivi - apres une progression plus modérée -  par une nouvelle percée de 28 pourcent. A partir de la, on a assisté a une régression durable, alors qu’en 2007, sous l’effet de la crise, la stabilization s’est arretée et les prix ont a nouveau grimpé de 8 pourcent, pour atteindre une nouvelle pointe.

 3.brafr

Nous obtenons une vue plus profonde du processus inflationniste en examinant la chose dans son rapport avec l’année de base 1989, comme nous l’avons fait pour les indicateurs réels. Sur ce graphique le caractere autodéterminé et la mesure de l’inflation est patfaitement visible, étant donné que les changements intervenus année par année montrent une accumulation progressive.

 4.bra_fr

Sur le graphique no.4 la ligne d’en haut montre l’évolution des prix de l’énergie domestique, une ligne plus bas nous voyons le prix des services, la ligne du milieu les prix a la consommation dans leur ensemble, une ligne plus bas nous trouvons le prix de la vestimentation, et enfin tout en bas l’évolution des prix des articles de consommation durable. Le tableau est incomplet, il y manque le prix des denrés alimentaires, ceux des boissons alcooliques et du tabac, et d’autres articles, ainsi que l ’évolution du prix des carburants, mais a cette échelle, ils n’apparaitraient pas dans la courbe des prix de consommation, ce pourquoi ils n’y figurent pas.

 

La figure 4 indique sous une forme atténuée le départ de l’inflation que la figure précédente exprime d’une maniere exacte, mais elle permet de voir que nonobstant le freinage de l’inflation et leur rythme annuel décroissant, l’inflation a perduré, elle indique les difficultés a arreter et retourner le processus inflationniste.

 

Du fait de l’inflation, la structure de la consommation s’est trouvée modifiée. Le prix de l’eau, du gaz, de l’électricité, du chauffage et de l’eau chaude a connu un bond, ce qui touche de facon particuliere les revenus modestes, dans le cadre général de la hausse des prix. Figurent dans ce groupe les loyers également, bien que le petit nombre relatif des logements locatifs fasse que leur importance est relativement moindre dans ce groupe. Si ce n’est pas dans les memes proportions, le prix des autres services touchant la population a également grandi au-dela de la moyenne. En meme temps, le prix de la vestimentation et des articles de consommation durables (installations ménageres, meubles etc.), apres une croissance moyenne dans les débuts, a de moins en moins suivi la moyenne, autrement dit, ils sont devenus relativement moins chers.

 

C’est ce qu’indique le tableau no. 3 qui nous montre de combien les prix étaient supérieurs en 2009, par rapport a 1989. Si nous prenons en compte que le processus inflationniste a pris le départ plus tot, et que donc l’année de base est déja relevée, il sera clair a quel point notre devise nationale a pu perdre de sa valeur commerciale.

 k3.tbl_fr

Besoins de l’importation et orientation a l’exportation

 

 Les changements intervenus dans les rapports de propriété et dans la structure de la production ont abouti a accroitre les besoins de l’économie en matiere d’importation. La figure no.5 nous montre en parallele la croissance des importations et de l’exportation, ainsi que les chiffres du PIB.

 5.bra_fr

Dans le cadre de la croissance affaiblie et accompagnée de fortes rechutes dans les premieres années du changement de régime, ce sont les importations qui dominaient jusuq’en 2005. Par contre entre 2003 et 2008 la croissance des exportations a pris un rapide essor et les exportations ont dépassé le volume des importations en 2006. Mais ce n’est qu’en 2009 que le pays a atteint une balance commerciale positive, et cela, de facon étrange, en pleine crise économique. Alors qu’en 2009 les importations ont chuté de 0,83 pourcent par rapport a l’année précédente, les exportations, elles, n’ont diminué que de 0,87 pourcent, et ont donné un bilan cimmercial actif de l’ordre de 1056 milliards de forints. (En 1989, année de base, notre balance commerciale a connu en prix de l’époque un bilan actif de 47,8 milliards.) A considérer l’ensemble de ces vingt années, chaque 1 pourcent de la croissance du PIB a comporté en moyenne une croissance de 6,2 pourcent sur le plan des importations, et une croissance de 6,7 pourcent pour ce qui est des exportations. Étant donné que ces chiffres ne concernent pas les prix courants, mais indiquent des volumes, ils signalent néanmoins une extension extremement rapide du commerce extérieur, meme si les importations et l’export comprennent également les chiffres du mouvement des matériaux et composants intérieur aux entreprises multinationales.

 

Compte tenu du niveau de développement du pays, le degré de l’ouverture de la Hongrie vers l’extérieur dépasse ses possibilités, ce qui constitue une grande charge pour le pays, car a comparer avec son pouvoir d’achat intérieur, le cours du forint est faible, chaque forint exporté comporte une perte sur les prix, tandis que nous achetons relativement cher ce que nous importons. Quant aux prix intérieurs pratiqués par les multinationales, nous ne les connaissons pas, mais il est probable qu’ils sont établis de facon lucrative pour leur propre compte.

 

Pour ce qui est des changements intervenus dans la structure du commerce extérieur, les chiffres relatifs a la période d’apres 1989-1990 sont malheureusement impossibles a comparer du fait de la modification des prix et de la méthode utilisée dans l’analyse des données. Nous ne pouvons établir les changements intervenus dans l’importation et l’exportation des articles de consommation, ni leurs poportions. Les donnés ci-dessous (tableau 4) nous permettent cependant d’avoir une vue globale sur les changements les plus importants.

 k4.tblzat_fr

Pour ce qui est de l’imporetation, le changement le plus importatnt concerne la modification des rapports entre les produits industriels, les machines et les moyens de transport. La différence est due en partie a des modifications essentielles, mais elle résulte égaelement de l’impossibilité d’une comparaison générale. En 1989 ces chiffres concernaient l’importation des seuls biens d’investissement, alors que dans les statistiques d’apres 1990, on trouve sous cette rubrique les importations en matieres et pieces de rechange des entreprises de l’industrie mécanique relevant de propriétaires étrangers. Parallelement, l’importation de biens d’investissement, de voitures et d’autres matériels de transport s’est elle aussi accrue.

 

Les données relatives a l’export nous présentent les changements intervenus d’un autre coté également. De nombreuses branches de l’industrie hongroise, telles l’industrie légere et plusieurs branches de l’industrie mécanique ont disparu, ce qui a naturellement entrainé la cessation de leurs exportations, et a leur place s’est installée une industrie automobile dont les propriétaires sont des étrangers. Un autre élément extremement important de ces changements de structure est la chute des exportations agricoles. En liaison avec les données négatives dont nous avons fait précédemment état, le poids des produits agricoles et alimentaires dans les exportations s’est fortement réduit et représente un role beaucoup plus restreint parmi les branches commerciales hongroises qui produisent ensemble une balance commerciale active.

 

Les chiffres de la table 5 nous indiquent les changements intervenus dans la balance commerciale.

 5.tbl_fr

L’amélioration relative (et peut-etre transitoire) de la balance commerciale est intervenue trop tard et a un niveau si élevéqu’il n’a pu contribuer a assainir les finances du pays et les grandes difficulés de l’économie hongroise.

 

La politique radicale d’ouverture a abouti a un nouvel endettement massif et extreme du pays, et a son asservissement. Le dette extérieure brute est passée de 21,3 milliards de dollars en 1989 a 28,9 milliards d’euros fin 2000, et 103,4 milliards d’euros fin 2009. Parallelement, le service de la dette représentait 11,1 pourcent du PIB, il en représente en 2009 les 20,8 pourcent. Dans l’ensemble de la dette, la partie concernant le gouvernement s’est rétrécie, la majeure partie concerne la dette étrangere des entreprises privées, mais cela greve naturellement l’ensemble de la  population du pays.

 

L’endettement du pays représente de sérieux obstacles a l’amélioration du niveau de vie et de la consommation de la population, et si nous ne réussissons pas a obtenir au moins en partie une remise de la dette, ou son reglement, les conséquences de cette charge se feront encore longtemps sentir,  et vont de plus en plus entraver le développement économique, les investissements et le niveau de vie. A partir des tendences actuelles, nous pouvons compter sur l’augmentation du chomage, l’extension et l’approfondissement de la pauvreté. Les inégalités de plus en plus notables sur le plan des fortunes et des revenus vont certainement contribuer a approfondir dans le pays les conflits sociaux. Avant le changement du régime, une partie des économistes occidentaux et hongrois déclaraient que la responsabilité pour l’endettement du pays revenait a la pratique de la planification économique. Mais les politiques gouvernementales d’apres le changement et la spontanéité du marché non seulement n’ont pas remédié au probleme, mais n’ont fait qu’aggraver l’endettement du pays.

 

Le passé et l’avenir

 

Les phénomenes que nous avons cherché a analyser prouvent que la paupérisation n’était pas un phénomene transitoire, qu’elle n’était pas la conséquence des erreurs de tel ou tel systeme social, ou de l’ éradication de ce systeme, mais qu’elle résultait organiquement des fondements du régime, de ses rapports de propriété et de la politique poursuivie par l’Etat: aussi pouvons-nous déclarer qu’elle ne pouvait etre arretée, qu’on ne pouvait s’engager sur une autre voie qu’en recourant a de profonds changements. Alors qu’une étroite couche de la population a pu s’enrichir, les fondations économiques se sont trouvées affaiblies, et les deux-tiers de la société se sont retrouvés du coté des perdants.

 

Si la grande majorité de la société n’a pas saisi a temps le danger qui s’annoncait et était demeurée passive, c’est que la transition au „nouveau” régime s’est faite au prix d’un lent et laborieux processus préparatif, les changements se sont opérés d’abord de facon progressive. Mais un facteur objectif a joué également son role. Le changement s’était lié a la rapide extension des nouvelles techniques, aux avantages liés a la motorisation et a l’informatique. Ce fait a empeché et empeche aujourd’hui encore de nombreuses personnes de comprendre qu’il est devenu difficile de nos jours de satisfaire les besoins fondamentaux des gens, d’accéder a l’alimentation, au logement, a l’éducation, a la santé et aux soins médicaux. Les effets des changements favorables sont devenus de plus en plus aléatoires du fait de la pauvreté de masse croissante, que peu de gens peuvent éviter et en protéger leurs familles. Nous sommes certains que les instincts vitaux de la société sauront tot ou tard triompher de ces difficultés, et trouveront la voie qui mene a un avenir meilleur.

 

 

Les sources utilisées dans ce document sont les annuaires du Bureau Central des Statistiques de Hongrie, et une publication parue en avril dernier: Magyarország 1989-2009. A la lumiere des changements. KSH.



[1] Au moment du changement de régime, nous disposions d’un important actif envers les soviétiques, compensé par la suite du coté russe.

 

Szóljon hozzá!

Biztonsági kód
Frissítés
Irja be a képen látható betüket,számokat:


A web oldalon található képek egy része- amennyiben azt külön nem jelezzük - az INTERNETEN elérhető szabadon felhasználható forrásból származik. Amennyiben tudtunkon kivül mégis szerzői jogvédelem alá tartozó anyagot közöltünk - és a közlés ellen a szerzőnek kifogása van - akkor azt jelezze felénk a info@lemondediplo.hu e-mail címen, és az anyagot azonnal eltávolítjuk.